Hello !
Alors là, grève ou manifestions, les lycéens ont frappé un bon coup en cette 5e journée de manifestation.
Je suis sure que vous vous dites que tout ce que veulent les lycéens c'est ne pas aller en cours mais vous vous trompez. Ce sujet me concerne de tellement prêt que j'ai peur d'avoir du mal a
faire la part des choses, mais je vais tout de même essayer de vous présenter les faits.
Biensur qu'il y a une bonne raison. A 30 les classes sont presques surchargés et certains professeurs ne s'en sorte pas toujours bien. Pour une discipline d'arts appliqués, il y a 2 professeurs.
C'est pour vous démontrer que le nombre d'élèves par classe est déjà élevé et qu'il ne faudrait pas en rajouter.
Nous faisons grève car nous n'avons aucune envie de nous retrouver à 35, 40 ou 45 élèves dans une classe. Mais c'est ce qui se passera si nous laissons le gouvernement supprimer les postes de
professeurs. En effet, Xavier Darcos à l'intension de supprimer 11 200 postes à la rentrée 2008, ce qui provoquera une augmentation du nombre d'élèves par classe.
Les élèves en diffictultés auront encore plus de mal à s'accrocher au milieu de 35 ou 40 élèves. Il faut voir la réalité en face. S'ils n'ont pas les moyens financier de s'offrir des cours
particuliers, ils couleront. C'est dur à dire mais la réalité est elle que l'avenir de certains élèves sera compromis à cause de cela.
C'est important que le nombre de professeur ne baisse pas. Nous courrons ànotre perte.
Il y a également la réforme du bac pro qui est completement absurde. En 4 ans les élèves ont du mal à finir leur programme alors en 3 ans je me demande ce que ça donnera.
C'est pourquoi, le nombre de manifestants ne cesse d'augmenter.
D'apres un article du point.fr, Chloé Durand-Parenti et Charlotte Chaffanjon affirme que dans les
rues les manifestants brandissent des panneaux écrits: "Darcos + Fillon + Sarko = 0" et autres. Ce qui ajoute une pointe d'humour dans cette histore.
Certains affirment même que s'il faut revenir à Mai 68, on y reviendra.
Mais le ministre de l'Education Nationale campe sur ses positions: "Je suis à l'écoute mais je reste ferme", a t-il
déclaré lundi soir dans un entretien diffusé par le site internet du Figaro.
Nous ne
sommes pas payés pour aller à l'école donc le gouvernement n'a pas de moyen de pression "légal" pour arreter les manifestations.
Journalistes, ministres et autres attendent avec impatience le début des vacances en iles-de-france pour voir si ça freinera le mouvement.
Je suis contente de dire qu'aujourd'hui j'ai fais grève, car je l'ai fais pour les bonnes raisons, j'ai été solidaire comme beaucoup d'entre nous. Par exemple, dans notre classe, il n'y avait que
3 personnes qui sont finalement reparties.
Je n'ai même pas de blagues ou répliques idiotes de mes camarades, tellement ce sujet qui nous concerne vraiment nous fait peur.
J'espère que le fin mot de cette histoire sera la non adoption de ces réformes loufoques.